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Publié : 29 juin 2011

MARTINE AU CIRQUE

 Vendredi 24 juin, Martine faisait un dernier tour de piste avec la troupe Frédéric Bazille.
 

Souriante au matin, sans fausse complaisance,

Alerte au réveil, tu nous baignes ta présence ;

Par ton œil tendresse et ton doux sourire en coin

C’est une myriade de jugements opportuns.

Sans condamnations, mais toujours espérance

Tu mènes ta classe, tes petits, qui t’encensent.

 

En salle des professeurs, réfectoire ou couloirs,

Par ton œil si franc, l’on découvre des miroirs :

Une ligne de conduite, jamais détournée,

Dans le fond d’un œil vif, et sans cesse aux aguets.

Prête à sortir tes griffes, au seul son d’injustice,

Tu rends la pareille, à ceux qui assujettissent.

Une femme souvent troublée et qui pourtant rayonne,

Que ses pairs observent, que les débutants espionnent.

 

Pas d’inquiétude, on te voit déjà trépigner

A l’idée de concocter des plats mijotés

D’attendre impatiemment le retour du mari

Plus que tout, passer des heures, allongée au lit.

Mais, hélas, c’est vrai : t’es plutôt du genre casse-cou

Arracher les herbes, marcher dans la gadoue,

Arriver au marché, courir en cours d’all’mand

Descendre la Grande rue, filer à Orléans.

Associations d’entraide ou soutien en tout genre…

Encore d’autres lubies qui te tiendront au corps

Oups, rendez-vous de médecin, passé à la trappe

Car t’avais pas prévu, mais la famille débarque !

 

Au diable la verveine et trucs de vieux pensants,

Mais tout de même, Martine, voyons, sérieus’ment,

Il est temps que tu acceptes de prendre soin,

De toi et nous savons ce dont tu as besoin,

Un cahier neuf, pour rattraper les cours ratés,

Quelques chocolats pour assurer la veillée,

Des gants doublés pour éviter les écorchures,

Des chaussures de marche pour contrer les souillures.

Accepte aussi, de chausser un jour ces pantoufles

Et autorise-toi parfois, à r’prendre ton souffle

Juste pour t’installer et relire à loisir,

Les récits passés et surtout, ceux à venir.

 

S’il te plaît, pour une fois accepte, expire et prends

Nos plus chers vœux et nos profonds remerciements.

 

Merci beaucoup Madame Poitevin,

Applaudissements, précieuse collègue,

Salut à toi chère Martine !

 

Mathilde Dézélu

 

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